mercredi 5 décembre 2012

{Rock'nFoot} Come on England !!


Gros riffs de guitare, mélodies enlevées, Ampli branchés sur basse à 100%. Elle est là l'Angleterre des Seventies. Et c'est dans cette Angleterre que Foot et Rock vont fusionner pour le bonheur de tout un peuple. Un mix qui va entraîner une sorte de melting pot amusant, enjoué et enivrant. Et il faut que tu le saches lecteur, le rock est un bon baromètre politico-social du Royaume (presque) uni.


C'est à la sortie d'un Live at Leeds complètement dingue que le groupe The Who ouvre une décennie seventies faite d'espoir et d'incertitudes. Leeds. Premier club à avoir bénéficié d'une médiatisation identique à celle du groupe de Roger Daltrey. Il était d'ailleurs courant de voir Billy Bremmer et Jackie Charlton (frère de Bobby) poser cigare et petites pépés à la main dans des revues Rock'N Roll au début de cette décennie. 

Le parallèle est tentant d'ailleurs avec les cadences infernales qu'engendrent les tournées des rockeurs anglais des années 1970. A l'époque, 22 clubs étaient installés en Division One (ancêtre de la Premiere League), et les rythmes de match étaient insupportables. 


Mais il y en a un qui est hors concours, définitivement, et qui alliait à la fois génie footballistique, amour du rock et vie dissolue : George Best. Surnommé "Le Cinquième Beatles". Grand échalas aux cheveux longs noirs, Best a passé 25% de sa vie à magnifier son football, 25% à fréquenter les Beatles, et les autres 50% à passer de filles en filles, de scotch en Gin, de port en port (Mais d'aventure ... en ... aventure. Bref Panenka s'égare). 
"Georgie" était pro-Beatles. Georgie était fou. Il aurait du aller avec les Rolling Stones non ? Et bien bizarrement, les pierres qui roulent se sont "boboïsés" et étaient fan de Chelsea. Les Blues vainqueur de la Cup 70, devenaient l'équipe la plus branchouille de Londres. 

Mais à la fin de ces années seventies, on arrête les frais, les supporters veulent que le stade redevienne un bastion, une forteresse. Un endroit où l'on se bat pour son équipe et contre les supporters adverses. Hasta la vista Musica. En 1977, il n'y a guère que Queen (alors dans sa meilleure période musicale) qui arrive à pondre de véritables hymnes aux supporters comme We Are the Champions et We Will Rock You. Pour l'anecdote, We Are The Champions n'étaient destiné qu'à un seul stade : Highbury. Et oui. Queen était fan d'Arsenal. (On potasse chez Panenka). 

Au fur et à mesure des années Rock, les musiciens vont prendre position pour leur club. Joe Strummer (The Clash) était pro - Arsenal, alors que son guitariste Mick Jones était un fan des Queens Park Rangers. Johnny Rotten et Sid Vicious (Sex Pistols) iront même jusqu'à déclarer froidement à la presse de l'époque que s'il n'avait pas rencontré la musique et le mouvement punk (et la drogue accessoirement) ils seraient surement aller du côté du hooliganisme...ainsi va la vie du rock. 


Et puis l'air a flirté bon les années 90...folk, pop and rock. Sans plus aucun riffs, plus de grosses basses lourdes et encombrantes. Oasis et Blur se disputent le bout du gâteau musical anglais. Mais au jeu de la juxtaposition Foot/Rock, c'est le groupe des Frère Gallagher qui gagne haut la main. Fan jusqu'au bout des ongles de Manchester City. Ennemis officiels d'Eric Cantona ("Fucking Froggy player"). 


Et alors, vous me demanderez - parce que le lecteur de Panenka est perspicace ! -  Pourquoi Elton John en une de cet article ? Et bien tout simplement car le doux dingue anglais est (ou était plutôt) Président à Vie du club de Watford FC. Club du Nord Ouest Londonien, qui n'a jamais vraiment brillé en championnat, mais qui a un Caribou comme logo...(quelle info!). Jusqu'en 2008, Elton conservait encore une part minoritaire dans le club, mais suite à une lettre brulante envoyée au nouveau Président en Mai de cette même année, Sir John a décidé de prendre ses distances avec le club, qui était à l'époque 21° de Championship (D2 Anglaise). 

Cette chronologie du Rock nous montre à quel point il est impossible de le dissocier du Football anglais. D'ailleurs, You'll never walk alone n'est elle pas une reprise de la comédie musicale londonienne Carousel ? 








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