dimanche 16 décembre 2012

Firms Anglais : Welcome to the Jungle !


Panenka va se la jouer violence gratuite aujourd'hui. Non, rassures toi je vais pas faire non plus l'apologie des petites frappes à deux balles. Aujourd'hui, on parle des "Firms" anglaises. Une "Firm" c'est quoi ? Cela signifie "Gang of Soccer Hooligan". 

Sachez, chers lecteurs, que le football anglais n'a pas toujours été le spectacle quasi pépère que l'on peut voir chaque dimanche sur Canal +. Il y a eu des bagarres épiques, des morts, des mâchoires fracturées, des chevilles transpercées. Et jamais dans un bon esprit. Tout le contraire que l'on pourrait voir au Rugby. 


Et donc c'est un article un peu spécial que je te propose. Je pense qu'en bon fan de foot décalé et culturel, tu as du voir le film "Hooligan". On va donc plonger dans le Top 10 des firms les plus tapées de toute l'Angleterre. Des blasons, des armes, des histoires. Mets ton gilet par balle, "here we go". (Je te préviens on v se le faire décroissant ... ça maintient le suspense ...). 

10. The MIG's Luton Town


Les "Mens in Gear". 1985, ils arrivent foutre le bordel à Luton, petite bourgade au Nord de Londres. Lors d'un match contre les malades de Milwall (club désigné le plus dangereux d'Angleterre), 700 sièges sont arrachés. C'était en Mars. Et pour fêter ça, chaque mois de Mars, les hools de Luton saccagent leur ville. Des gars simples et gentils. Surtout simples. 


9. Suicide Squad Burnley. 

La doyenne. 1970, c'est la crise dans le Nord Ouest de l'Angleterre. On s'y fait clairement chier. Alors, des metallos de Burnley vont fonder le premier "firm". Il n'ont pas de blason, juste un nom à te mettre sous Prozac : "Suicide Squad". En 2002, lors d'un match contre Nottingham Forest, Andrew McNee, jeune SS poignarde un ado de 17 piges. Il sera banni pour 10 ans dans les stades anglais. En 2006, il sort de prison et dès le lendemain part à Bolton pour voir le match....


8. Aston Villa Hardcore


Comment dire ? Ce ne sont pas les plus nombreux, et pourtant Aston Villa comprend bien de "firms" (Villa Youth, Steamers, etc...). Leurs pires ennemis ? La "Zulu Army" de Birmingham. Les fameuses batailles rangées continuent encore aujourd'hui. La pire des bastons se passa un soir de 2006, quand les Hardcore voulait lancer un livre (au sens figuré hein) dans une librairie de Birmingham. Bad Idea, la Zulu les attendait. Ils ont rebroussé chemin. Flipettes....


7. Hull City Psychos 


Créé en 1960, mais vraiment mise en place et en bagarre dans les années 1990. Les City Psychos sont connus pour leur sympathie extreme-droitisante, et leur rivalité vis à vis des supporters de Sheffield United et de Middlesborough. Ils ont sortis un livre sur leur frasques, avec les plus belles photos de bagarres (395 francs selon Pierre Bellemare). Tapez dans Google Hull City Psychos...de belles têtes de vainqueurs. 

6. Red Army Manchester United. 


Vedettes du documentaire culte "Hooligans" en 1985, les Mancuniens étaient connus non pas pour leurs bastons, mais plutôt pour leur côté Arsène Lupin, gentleman cambrioleur (heu...on repassera pour "gentleman"). Lors des matchs européens, les Mancuniens avaient l'habitude, 1 à 2h avant le match, d'aller fouiller les coffres forts des hôtels où logeaient les joueurs adverses. De gros butins ont été ramenés dans le pays de Cantona. Rouge comme la couleur du communisme, si cher aux ouvriers et mineurs de cette partie industrielle de l'Angleterre. Depuis 1990, la Red Army a perdu de l'influence (comme la plupart des firms) 

5. Muckers de Blackpool. 


Bon, on va le dire tout de suite, Blackpool c'est quand même sacrément dégeu comme ville. C'est le Las Vegas du très pauvre, du mec qui pense que Lidl c'est Fauchon pour lui. C'est un club de merde, qui n'a jamais eu de bons résultats. Mais les mecs s'en foutent, ils adoraient la baston et avaient été même classés parmi les supporters les plus méchants du Royaume Uni. L'un de leurs leaders a dit un jour : "Il y a tellement de sales tronches à Blackpool que vous pourriez vous battre tous les jours". 
Le club est en déclin financier, idem pour les Muckers ("pote" en argot anglais). 

4. Zulu Army Birmingham


On en a parlé un peu plus haut pour leur rivalité légendaire avec les Hardcore de Villa Park. On pourrait comparer sa composition multicolore avec les South Winners de l'OM. Une forte colonie jamaïquaine dans les rangs de la Zulu Army. Birmingham (considérée à tort comme une ville bourgeoise) est l'équivalent de Marseille. Bigarrée, tourmentée, avec un melting pot sensationnel et des senteurs différentes à chaque coin de rue. Les Zulus ont la meilleure réputation chez les Firms anglais. Très ancrés à gauche, et adepte de l'écologie et de l'Alter mondialisme, ils sont tombés en désuétude au début des années 2000 suite à une forte répression (notamment lors de l'opération Red Card). 

3. Headhunters Chelsea. 


HH...oui comme...enfin vous avez compris quoi. Ce quartier boboïsant de Londres, qui possède les plus belles baraques de la ville, a dans son sein le groupe le plus extrémiste et raciste qu'ait connu la Grande Bretagne. Encore très actif, il est proche de Combat 18 (équivalent au GUD en France), et des royalistes Nord Irlandais. Dans les années 80, le néo-nazisme s'affiche clairement à Stamford Bridge. C'est une firm très violente, adepte de la barre de Fer, et qui a - "on dit" - participer à l'attentat perpétré par Combat 18 contre un bar Gay du quartier de SoHo en 1999. 

2. Inter City Firm de West Ham


Nommé en hommage au train que prenait les fans de West Ham pour aller en déplacement. L'ICF était le plus grand groupe de "hooligan" durant les années 80 et 90. Les plus respectés avec la Zulu Army. Mais ils étaient également très redoutés. A tel point que le chemin menant d'Upton Station Park (arrivée du train) jusqu'aux tribunes visiteurs "South Bank" était désigné comme "la marche la plus effrayante du foot anglais", car même les bobbies n'osaient pas protéger les supporters adverses. Lors des fracassages de tronches, les bad guys de l'ICF laissaient une carte de visite au sol pour leurs adversaires du jour : "Félicitations, vous venez de rencontrer l'ICF". 

1. Bushwackers de Millwall. 


La machine à émeutes, la Rolls des Firm. La seule et unique. Bushwackers : Soldats déserteurs qui tendaient des embuscades et autres pièges aux civils (femmes et enfants y passaient aussi...) lors de la Guerre de Sécession. Un slogan mythique : "No one like us, we don't care". Ils sont apparus au début des années 80, ils n'étaient pas appréciés car arrivant trop tard dans la caste très fermée des "firms". 
Le club de Milwall est réputé le plus fou d'Angleterre, et pourtant il rame. Le retour à la tête du club de Théo Paphitis, qui a engager un partenariat avec la police a mis fin aux exactions des Bush...

Vous venez de voir le monde étrange des Firms anglais. Mais c'en est bel et bien fini. Tu veux de la bagarre, va voir les Ultras en Italie. Mais tu n'y retrouveras jamais l'esprit des Hools anglais. Loin de moi la volonté de les glorifier, mais c'était un combat d'hommes, voir d'Hommes. Même si les rivalités étaient fortes, il y avait du respect entre les groupes. Une sorte de concorde fraternelle, mais qui n'empêchait pas les coups. 

Tu te délecteras maintenant du championnat Anglais avec un tout autre regard Lecteur ! 








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