lundi 24 décembre 2012

La Muse de Poznan

Lecteur, je vais te parler d'une lointaine contrée qui se nomme Pologne. Longtemps associée à une certaine grisaille, voire même une réelle envie de suicide en voyant les usines de Gdansk, la Pologne a su, au fil de son adhésion européenne, redevenir une terre fière de ses ancêtres, de son histoire tant architecturale que sportive.

Il y avait les Boniek, Smolarek, et autres Lato. Une génération dorée qui perdurera plus d'une décennie, de 1973 à 1985. C'était un football à l'allemande, avec une touche d'Amérique du Sud. Ca circulait, ça virevoltait. 3ème de la Coupe du Monde 1974 et 1982. On ne rêvait que de titres.

Et puis les années 90 sont arrivées avec son lot de corruption, de magouilles et autres meurtres inexpliqués. Le foot polonais était pourri jusqu'à la moelle. L'équipe ne dépendait plus que de Bak et de Dudek. Il n'y avait plus aucune volonté politique de relancer le football polonais. Une économie exsangue, et voilà comment aurait pu se terminer le déclin de l'équipe rouge et blanche. 

Pourtant, les années 2000 vont augurer du renouveau des clubs et de l'équipe Nationale. Une Coupe du Monde 2002 avec, certes, une élimination au Premier Tour (mais une victoire brillante contre les USA), une campagne pour le Mondial 2006, brillamment menée avec un petit point de retard sur les Anglais au mois de Décembre 2005. 

Résumé France - Pologne (Février 2000- 1:0, Zidane)


Pour ce qui est du Championnat, l'Ekstraklasa (T Mobile pour le Naming hein...) n'est pas des plus réputés. Il y avait bien le Gornik Zabrze (fleuron de l'esprit communiste puis de Solidarnosc, qui fera l'objet d'un article dans peu de temps), et le Legia Warsaw, mais bien prophètes en leur pays, ces deux équipes n'ont quasiment rien gagné au niveau européen.

Mais il y a un club, le Warta Poznan, qui est totalement différent des autres. Pourquoi ? Tout simplement car voici sa présidente. 




Oh oui Lecteur de Panenka, là tu te dis que tu as bien fait de lire mon article aujourd'hui ! Elle, c'est Izabela Lukomska. Ex - Playmate de Playboy, elle a décidé en 2011 de tout quitter et de reprendre la tête du club du Warta Poznan qui végète doucement mais surement en I.Liga (ou deuxième division polonaise). Bon ... on se dit pourquoi elle vient et qu'est ce qu'elle fout là ? Mais ne soyons pas machistes, elle s'occupe de manière couillue de son club. Elle déteste donner des primes, arguant que son pays a plus besoin d'argent que ses joueurs, et quand il y a un besoin urgent de mettre un bon coup de pied aux culs à ces bons à rien, elle est également là. Beaucoup d'entre eux se réclament victimes d'une femme tyrannique. Ils ont surement raison, mais quand elle envoie à Mario Balotelli, le soir de la défaite de l'Italie à l'Euro 2012 : "Arrête de pleurer comme une fillette Mario, sois virile comme un vrai mec". Autant dire qu'elle est un peu ... dominatrice. 


Aujourd'hui le Warta Poznan est quelque peu empêtré à la 11ème place de la I.Liga. 3 matchs consécutifs sans victoire, une bonne branlée contre Miedcz, candidat à la montée (5:2). Autant dire que la belle Isabelle est dans une situation un poil (...) délicate. N'est pas Margarita Louis Dreyfus qui veut !
Et pourtant, notre belle polonaise est persuadée que cette saison, ils vont monter et ainsi relancer le derby fameux : Lech contre Warta. Et ainsi redonner un peu d'espoir à notre Izabela, qui si les soirs d'Hiver à Poznan, entre brouillard et mineurs avinés, a besoin de réconfort, sait qu'elle pourra compter sur les lecteurs de Panenka. 



Allez pour toi Lecteur, je te laisse sur cette magnifique image de notre amie Izabela, lors de son intronisation au poste de Présidente du club du Warta Poznan. :)



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire