| Le feu béotien attend la France... |
Aujourd'hui, on va taper dans le classique. La tragédie grecque par excellence, sauf qu'elle n'a de grecque que le fil rouge de cette soirée de Novembre 1993.
Le froid traverse Paris, le football français est au plus mal...l'OM englué dans son affaire de match acheté, la Division 1 n'est pas vraiment palpitante, à part un vrai faux duel à distance entre le PSG et Bordeaux.
Depuis Septembre 1992 se déroule les éliminatoires de la Coupe du Monde 1994, et pour ceux qui réussiront à glaner le précieux sésame, direction les USA. Très honnêtement, quand on a appris que les USA allaient organiser la compét', on s'est bien dit que cela avait été magouillé et qu'on allait se faire grossement chier.
| En haut, à gauche : Martini (Gar.), Casoni, Cantona, Sauzée, Roche, Boli En bas, à gauche : Gravelaine, Lizarazu, Deschamps, Durand, Papin. |
A l'époque, c'est Gérard Houiller qui a pris la place de Michel Platini. L'équipe de France s'est lamentablement plantée à l'Euro 1992, en partant dès le premier Tour, alors qu'elle était annoncée comme favorite. Platini parti (pour participer à l'organisation de la CDM1998), on est allé chercher Houiller. Un mec du sérail, de la DTN, qui allait nous sortir de ce merdier...
Et bien que nenni. 1ère erreur, avoir garder des cadres de 1992, ne pas avoir renouveler l'équipe (comme Jacquet le fera brillamment quelques mois plus tard). Résultat, la France patauge, mais elle s'en sort bon an mal an dans ce groupe qui sent bon le piège.
Suède, Bulgarie, Israël, Autriche, Finlande. Saint-Marin ? Féroé ? Des points faciles à gagner ? Même pas en rêve ! A croire que la FIFA avait envie de nous bais** dès cette poule.
Au soir de la dernière journée d'éliminatoires et après une défaite indigente contre Israël (au Parc des Princes, 2-3), l'équipe de France grille son dernier joker. Nous sommes le 17 Novembre 1993...
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| Classement au 17 Novembre 1993 - Matin. |
Comme on le constate assez vite, un nul suffit à la France pour partir outre-atlantique, un tout petit match nul...Pourtant, à aucun moment la France ne doute. A aucun moment elle ne se rend compte qu'elle aura en face d'elle, ce soir, au Parc des Princes l'une des plus belles équipe du siècle footballistique bulgare. Penev, Kostadinov, Ivanov, Letchkov, et Stoïchkov. Un quintette magique.
La suite ? Je vous la propose en vidéo (je vous conseille 2 prozacs avant, ça passera toujours mieux).
But à la dernière seconde de Kostadinov, non pas à cause de Ginola, comme beaucoup de gens l'ont pensé à l'époque, mais à cause du coaching de Houillier ! Jouer avec deux attaquants qui, contrairement à ce qu'on a expliqué pendant des années, n'ont jamais été complémentaires (JPP-Canto). Le choix de laisser sur le banc le "déjà" aguerri Lizarazu (24 ans à l'époque) qui aurait découpé le Bulgare, etc....
Ce fut une soirée mouvementée, mais qui finalement a permis de crever l'abcès de ces années de plomb : 1988 - 1994. Le lendemain, Houillier se déchaîna contre Ginola, Jacquet devenait entraîneur en chef. Dès son premier match à la tête des Bleus, en Italie en Février 1994, Djorkaeff condamne la Squadra Azzura à la suite d'un match qui portera déjà l'empreinte de l'épopée 1998.
Pour dernière petite anecdote, et pour au final rendre à la Bulgarie ce qui appartient à la Bulgarie, les slaves ont réalisé une Coupe du Monde exceptionnelle, avec un parcours génialissime, des joueurs un peu fous, qui sortaient, buvaient des coups et traîner dans tous les peep-show de leur lieu de match. Pour arriver au final 4ème d'une Coupe du Monde définitivement historique !
Pour fêter ça, un petit Revival Panini - Bulgarie 1994 !

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